À Dakar, une recherche faite depuis un téléphone affiche d’abord une carte et trois fiches d’entreprises. Ce bloc capte l’essentiel des clics avant même le premier résultat classique, et on n’y entre pas en achetant de la publicité. Voici comment s’y prendre, et surtout ce qui fait perdre une fiche.
Créer la fiche : une heure, gratuitement
La création passe par Google Business Profile, avec un compte Google que vous contrôlez — pas celui d’un ancien prestataire. C’est le premier piège : beaucoup d’entreprises découvrent au bout de deux ans que leur fiche appartient à quelqu’un qu’elles ne joignent plus. Si c’est votre cas, Google prévoit une procédure de revendication ; elle prend du temps, mais elle existe.
Renseignez tout, y compris ce qui paraît secondaire : horaires, zone desservie, moyens de paiement, langues parlées, accessibilité. Une fiche complète est mieux servie qu’une fiche vide, et chaque champ rempli est une occasion de correspondre à une recherche précise.
La validation
Google vérifie que l’entreprise existe vraiment à l’adresse déclarée. Selon les cas, la vérification se fait par vidéo, par téléphone, par courrier ou par courriel — vous ne choisissez pas la méthode. Pour une vérification par vidéo, préparez-la : enseigne ou plaque, intérieur du local, un document au nom de l’entreprise, et du matériel de travail. Une vidéo refusée se recommence, mais chaque refus allonge le délai.
Si vous travaillez chez vos clients plutôt que dans un local ouvert au public — c’est le cas de beaucoup de prestataires à Dakar —, déclarez une zone desservie et masquez l’adresse. C’est prévu par Google, et c’est préférable à une adresse de domicile affichée.
La catégorie principale : la décision qui compte le plus
Google autorise une catégorie principale et des catégories secondaires. La principale pèse lourd : elle détermine pour quelles recherches votre fiche est éligible. Prenez la plus exacte, pas la plus large. Une entreprise de gardiennage n’est pas une « entreprise de services » ; un restaurant de spécialités n’est pas un « restaurant ».
Regardez les catégories choisies par les trois fiches déjà affichées sur votre recherche cible : elles sont publiques, et elles vous disent ce que Google associe à cette requête à Dakar.
Les quatre erreurs qui font suspendre une fiche
- Ajouter des mots-clés au nom. « Entreprise X — Sécurité Dakar » n’est pas le nom de l’entreprise. Les règles de Google imposent le nom réel, celui de l’enseigne et des documents. C’est la cause de suspension la plus fréquente, et elle est signalée par les concurrents.
- Les fiches en double. Deux fiches pour la même adresse se neutralisent et finissent par être suspendues. Si un doublon existe, demandez la fusion plutôt que de laisser vivre les deux.
- Une adresse qui n’est pas la vôtre. Boîte postale, adresse d’un parent, bureau prêté : la vérification s’en aperçoit tôt ou tard.
- Les faux avis. Acheter des avis ou en offrir contre une remise est interdit. Au mieux ils sont supprimés, au pire la fiche est sanctionnée — et un paquet de cinq étoiles arrivé le même jour se repère immédiatement.
Les avis : le seul levier qui ne s’achète pas
Demandez-les, simplement et systématiquement, au moment où le client est content : à la livraison, à la fin du chantier, après le repas. Un lien court envoyé par WhatsApp fonctionne mieux qu’une demande orale. Répondez à tous, y compris aux mauvais : une réponse calme à un avis à deux étoiles rassure davantage qu’une page de compliments.
La régularité compte plus que le total. Quinze avis étalés sur l’année valent mieux que quarante reçus en une semaine puis plus rien.
Ce que la fiche ne fait pas toute seule
Une fiche bien tenue vous met sur la carte ; elle ne convertit pas à votre place. Le visiteur qui clique arrive sur votre site, et c’est là que tout se joue : coordonnées visibles, preuve de ce que vous faites, chargement rapide sur une connexion mobile. Si ce maillon manque, lisez pourquoi un site en ligne ne fait pas sonner le téléphone.
Google croise aussi ce qu’il trouve ailleurs : vos coordonnées doivent être identiques partout — même nom, même adresse, même numéro — sur votre site, vos réseaux et les annuaires où vous apparaissez. Une incohérence n’est pas une faute grave, mais accumulée elle brouille le signal.
Nous tenons ces fiches pour nos clients, publications et réponses aux avis comprises : voir notre service Fiche Google Business, ou l’audit gratuit si vous voulez d’abord savoir où vous en êtes.